J'ai déchiré ma memoire (ma gueule, une photo de toi)

Dimanche 1er février 2009
00:00:01



Le premier jour du reste de ma vie



Je me souhaite bonne chance, et bon courage.
Celle ci sera la bonne.

Je ne me sens pas tellement différente, pas encore ;
certainement du au bonheur de me dire que le passé n'existe plus,
balayer d'un revers de main les maux de ces derniers mois,
respirer, et recommencer à vivre, et non à survivre.
Vivre était devenu une question de survie.


Je vous serez grès de ne pas me poser de question.
Il m'est impossible de parler de choses que j'ai oublié.
Je vous demande d'oublier avec moi.


It's a new dawn
It's a new day,
It's a new life...
For me
I'm felling good

# Posté le samedi 31 janvier 2009 20:32
Modifié le dimanche 01 février 2009 10:24

Eve devant la pomme.

La frustration m'avait donné des bouffées de chaleur, ne pouvant effleurer que par le fantasme ce qui semblait être notre opium commune. Intérieurement, je bouillonnais de colère de tous ces tours de passe-passe, de cette poudre aux yeux, de ces tours et détours subtils, multiples et variés qui excitaient mon cerveau et mettaient en éveil mes sens et mes pulsions les plus primaires à un point des plus développé. J'avais sous les yeux un festin des plus plantureux qui n'attendait que moi, mais qui refusait de s'offrir vulgairement. C'était peut être bien moi la prostituée. Je devais le mériter, et rien ne s'obtient sans mérite, sans souffrance du moins. Le torero agitait sous le nez de la bête que j'étais un mouchoir plein de sang, d'un rouge qui aurait fait saliver n'importe quel démon. Mes narines à l'affut du moindre mouvement qui libérerait une particule puante de désir, la salive commença à submerger ma bouche. Je devais être une enfant, avec ses grands yeux ronds ouverts à outrance, envahit par l'émerveillement d'un être qui entretenait mon hésitation et son mysticisme. On faisait devenir chèvre le taureau qu'on avait réveillé en moi. Il était inconcevable dans cette affaire que je sente le bouc mouillé, voir même humilié. J'avais fait cette erreur fatale de baisser ma garde, voulant pour un instant seulement croire que quelque chose m'appartenait sans que j'aie à me mettre à genou. Je me sentais vulnérable sous l'emprise de mes impulsions les plus folles qui traversaient mon esprit par flashs. Je m'étais laissée aller à l'enivrement de cette bestiale odeur qui me faisait pousser des ailes dans le dos et des cornes sur la tête. Captivée par l'ébène crinière de ce disciple des enfers, subjuguée par ses yeux énigmatique qui entreprenait tout pour me perdre un peu plus, j'étais fascinée. Certes par l'appétit orgiaque qu'il provoquait, mais tout autant par l'obscure lumière qui émanait de lui. La langue dégoulinante d'envie, les phalanges crispées par le manque, la perle de sueur roulant presque sur ma nuque tremblante, je ne pouvais paraître plus soumise à cette nouvelle drogue. Je me résignais donc et acceptais sans broncher d'exécuter ce que tout junkie était fatalement destiné à faire : j'entrais dans une phase de supplication, ou les mots et les gestes sont crus et désespères, vendant mon âme au diable, rapidement suivit d'une violence généreuse et sadique qui je l'espérais, et au fond me l'avouait avec délectation, aller faire céder mon bourreau.

Eve devant la pomme.
# Posté le mardi 06 janvier 2009 07:18
Modifié le vendredi 06 février 2009 12:30

C'est trop reulou de rien avoir à foutre de la journée !

C'est trop reulou de rien avoir à foutre de la journée !
P E A C E

# Posté le lundi 16 février 2009 10:20

Suicide boys

Suicide boys





Les
suicide
girls
qui
ont
des

couilles
# Posté le lundi 16 février 2009 10:56

!

!
Dans ma vie, la moindre chose continue d'être un drame quand elle ne se passe pas comme je le voudrais. Autant dire que ca arrive souvent. Et en regardant "esprits criminels" après une journée dans un état emotionnel très fluctuant (poussant principalement vers le bas), je me disais que depuis bien longtemps "on" m'avait eduquer comme ca. "On" se rapprocherait plus de la société au sens large. On m'avait montré, par des series, des films, des dessins animés que quelque que soit le drame qui arrive, tout finissait toujours bien. Inutil de discuter de l'impact des images dans nos têtes on sait tous que autant à petite ou qu'à forte dose, ca s'imprime un minimum. Dans le monde dans lequel je vis (et de le votre aussi, quoi qu'on en dise on vit dans le même monde, si si ), l'image que l'on nous montre de la vie c'est "peut importe les difficultés que la vie te mettra dans les pattes, tu t'en sortira". Ok alors pourquoi s'inquieter puisque tu vas t'en sortir, et sans dommage collatéraux alors fonce n'ai pas peur ! Comme si l'Homme pouvait accepter tout les travers de ses semblables, comme si les Hommes se comprenait sans difficultés, comme s'il pouvait garder le sourire à tout moment, comme si la moindre douleur s'effacait si on le voulait avec le temps, avec un peu de chance. Je n'ai pas peur que ma vie soit un drame puisqu'on m'a demontré par A+B comme la vie est sympa avec toi ensuite et repare ce qu'elle a engendré. Pourquoi se priver de tout vivre à fond, de faire des erreurs, de faire n'importe quoi si ensuite il n'y a aucun dommage pour personne, aucune marque, comme si rien ne changeait ensuite. Quand il y a un soir ou je me sens déjà fragile, regarder des histoires douleureuses (même si c'est une romance) avec cette musique super forte à la télévision (ou ailleurs) parfois ca me, secoue. Parfois je fais un parallele avec moi. Parfois ca me fait un peu trop cogiter. Dans le film, tout finit bien, mais moi je continue à faire fumer mon cerveau et à me retourner le coeur ! On balance des choses aux gens impunement comme si rien n'était grave, comme s'il n'y avait aucun impact. Mais ceux qui ecrivent ces scénarios font aussi notre education, et ca, ils l'ont bien compris, ne se privant pas de jouer avec nos emotions. Par exemple, après le journal de 20h ou on nous montre souvent des trucs très moches, *bam* 15 minutes de pub pour te remettre de tes émotions et de ce que tu as vu. On te dit "achete ca, ca irait mieux après !". Consomme et tu seras content, tu oublieras, ca compensera. Ok l'exemple est mal choisit peut être, mais j'avais aussi penser à ca et j'avais envie d'le place quelque part. Je me disais juste qu'on était conditionné pour vivre des drames, avec cette foi inébranlable en l'Homme qui serait assez intelligent, sage et rusé pour s'en sortir. Comment s'appelle déjà cette croyance très forte en l'Homme et en ses capacités ? On croit que l'Homme à ces capacités, mais on le croit aussi assez con pour lui dire ce qu'il doit faire. On le croit assez maitre de lui même pour se controler, comme dans les films, devant des situations anodines qui provoque chez lui des réactions bien trop intenses. Alors verdique, c'est moi qui ai un problème ou c'est l'Homme en général ?
# Posté le lundi 16 février 2009 18:32
Modifié le mardi 17 février 2009 05:58